Pourquoi se soucier du programme ECR |
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| 3 septembre 2008 Coalition Valeurs-Éducation Les objectifsLa loi : |
La Coalition valeurs-éducation s'associe à la Coalition
pour la liberté en éducation et demande solidairement :
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Le problème
"À qui appartient l’enfant et qui peut décider de ce qui respecte les droits et l’intérêt de l’enfant ?"
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ECR
est fondé sur un ensemble de mesures prises par des
gouvernements successifs.
L’État québécois a ainsi mis en place une structure qui modifie la nature et la portée de l’autorité parentale et qui par sa nature diffuserait une propagande sans échappatoire. En particulier, la capacité de transmettre librement ses valeurs à ses propres enfants est directement mise en question, comme si l’État considérait être le « parent supérieur » de tout enfant ou individu dans notre société. Comme si les parents étaient un vecteur fondamental d’intolérance au Québec … La question qui se pose :
La modification de l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés faisait partie de la loi 95, adoptée à toute vapeur en juin 2005. Elle était nécessaire pour imposer le programme ECR tel que le fait actuellement le MELS. Avant cette modification, le parent avait le droit d’exiger que ses convictions soient respectées dans les institutions d’enseignements et les contenus éducatifs donnés à son enfant. Par cette modification, l’État s’octroie le rôle de juge des droits et de l’intérêt de l’enfant, …où qu’il se trouve. Ainsi, non seulement le vécu scolaire échapperait à l’autorité parentale, mais l’éducation à la maison et la vie familiale se ferait globalement sous la tutelle effective de l’État. D’autre part, alors que l’enseignant avait le droit de ne pas donner un cours ou un programme qui entrerait en conflit avec ses convictions, on lui a retiré ce droit sans consultation. L’enseignant est donc contraint de diffuser les convictions de l’État. Il est inutile de présumer des intentions et des motifs de ceux qui ont mis en œuvre cette structure législative et sociale ou qui en ont fait la promotion. Ce qu’il faut comprendre c’est qu'en elle-même cette structure est inacceptable, inquiétante voire dangereuse et qu’elle doit être changée. L’histoire nous montre que « les idées ont des conséquences » !
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Les fondements du problème |
De telles contraintes sur le milieu scolaire
et sur le respect du fonctionnement familial portent
atteinte, au minimum, à des libertés fondamentales en
démocratie : la liberté de conscience, de religion et
d’expression. Le fonctionnement démocratique lui-même est
en jeu.
La transmission des valeurs dans la famille serait mise en tutelle, sous surveillance, puisque que ces valeurs seraient "mises en contexte", évaluées en fait à l'école. On pourrait imposer par cette structure une « pensée commune », donc une pensée unique. On aura beau la présenter comme « favorisant le vivre ensemble et la tolérance », il demeure qu’il s’agira essentiellement de ce que l’État en décidera. Ce n’est pas tant le contenu qui porte atteinte aux droits fondamentaux que le contenant : un programme obligatoire, imposé, de 11 ans avec une introduction dès le CPE. Que deviendra-t-il ? Où sont les recours des parents ? Qui le contrôlera dans les faits ? Or la société québécoise n’a pas besoin de cette rééducation forcée et surtout elle n’en veut pas. Le refus des promoteurs du programme ECR de laisser le choix à la population et au parent est en contradiction directe avec toute prétention de « tolérance ». Il s’agit plutôt d’un totalitarisme intellectuel des plus radical, un intégrisme.
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Le processus
"Qu’est-ce que ces intellectuels qui militent avec tant de zèle pour ECR n’ont pas compris ?" |
Le processus qui nous a amené à cette
situation est d’autant plus scandaleux. Tout en prétendant
répondre à l’évolution et aux vœux de la population
québécoise, on a
systématiquement évité de la consulter et quand on l’a
fait on a détourné les conclusions qu’on en tirait.
On a modifié la Charte québécoise des droits et liberté par le passage furtif d’une loi, en quelques jours à peine. Une loi dont une majorité de politiciens québécois ne semblent pas saisir la portée. Les québécois se considèrent (recensement 2004) actuellement chrétiens à plus 90% (92%) et « judéo-chrétien » à plus de 95%. Les gens pourraient librement s’identifier comme « sans religion », agnostiques ou athées et c’est ce qu’on croirait que la majorité fasse d’après certains intervenants très bavards sur la question. Or, il n’en est rien. Si la fréquentation religieuse s’est modifiée (et l’assistance à la messe catholique hebdomadaire est loin d’être le meilleur mode d’évaluation), les québécois se considèrent encore attachés à l’essentiel des valeurs judéo-chrétiennes, au point de demander à 80% l’inscription de leur enfant à des « cours de religion » et le maintien de ces cours. C’est la même proportion qui se déclarait contre la déconfessionnalisation du système scolaire lors des États Généraux sur l’Éducation de 1996. Qu’est-ce que ces intellectuels qui militent avec tant de zèle pour ECR n’ont pas compris ? D’autre part, les québécois sont, depuis longtemps ouverts, tolérants et respectueux des convictions d’autrui, religieuses ou non. Ce trait fondamental de notre société est reconnu dans le monde et par les immigrants qui ont choisi de venir ici. Pourquoi changer cette société, de force en plus ? Les prétextes avancés pour imposer ces mesures sont donc fort discutables et dans plusieurs cas contradictoires. On voulait « sortir la religion des écoles » mais on impose désormais un « apprentissage à la spiritualité » unifié, obligatoire, incontournable tout en n’y voyant aucune volte-face. Qu'on ose le nommer ainsi ou non, ce programme inculque une façon de voir le monde, une idéologie, ...une religion, inévitablement. Et ...on l'impose ! …ce qu’on aurait dû dire, pour être honnête , c’est qu’on voulait sortir la religion et les convictions des parents, voire lutter contre elles, pour les remplacer par un système de valeurs, une vision du monde imposés par une petite minorité, qui manipule trop facilement l’appareil de l’État québécois.
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La demande |
Ce processus doit cesser. Cette structure
doit disparaître.
La CVE s'associe donc à la CLÉ pour demander :
Septembre 2008 |